Le contre-transfert

d’après Paula Heimann, Annie Reich, Margareth Little, Money-Kyrle, mention à Moustapha Safouan

Nous étudions les enjeux de la question du contre-transfert à l’époque de Winnicott avant de commencer proprement à étudier son texte sur La haine dans le contre-transfert.

Le problème, d’abord, est de savoir si le contre-transfert est une nuisance à la cure ou s’il peut être utilisé. Une lecture traditionnelle – et erronée – de Freud laissait croire qu’il était une nuisance inévitable. Paula Heimann, dans un texte qui a fait date et qui lui a valu la rupture de ses relations avec Melanie Klein, affirme qu’il est inévitable et utile, à condition d’être bien compris par l’analyste. Le problème où elle se renferme est celui de savoir s’il y a un contre-transfert « objectif » et un contre-transfert « subjectif ». Annie Reich et Margareth Little soutiennent des positions diamétralement opposées. Reich croit au « contre-transfert objectif », alors que Little s’achemine vers « R » ou la conception du contre-transfert comme une « réponse totale » de l’analyste à son patient. Money-Kyrle affiné les positions de Paula Heimann.

Ce débat nous semble empreint de la difficulté où s’est trouvé Freud lui-même : héritier d’une épistémologie du XIXème siècle, il a été la figure de proue de la création d’une nouvelle discipline où la connaissance apparait comme ancrée dans la subjectivité.

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