Séminaire SPF (05/12/2013)

Ida Bauer, alias Dora, Herbert Graf, alias petit Hans, Ernst Lanzer, alias l’Homme aux rats, patients de Freud, personnages de fiction.

Séminaire Prado de Oliveira, le 5 décembre 2013.

Dora, de son vrai nom Ida Bauer, a été une jeune femme qui a souffert d’un abus sexuel précoce, à l’entrée de son adolescence. Il a eu une mère souffrant de blennorragie chronique, transmise par son père, qui fréquentait les prostituées. Freud a transformé cette mère dans un cas de « névrose de la ménagère et ce père dans un digne homme d’affaires. De Dora, a fait une hystérique aux impulsions homosexuelles, qui aurait dû accepter les avancées sexuelles du mari de la maîtresse de son père. Que penser de la méthode clinique de Freud ?

La mère du petit Hans, Olga Hönig, à un certain moment vers 1897, a été la seule patiente de Freud. Quand elle a rencontré Max Graf, nous pouvons être sûrs que Freud a encouragé leur mariage et, au nom des mêmes principes de réalité qu’il revendiquera plus tard pour Ida Bauer, il a aussi dû encourager sa grossesse et la naissance d’Herbert Graf, alias le petit Hans. Deux des frères d’Olga Hönig, c’est-à-dire, deux des oncles maternels de Herbert-Hans se sont suicidés, une de ses tantes maternelle a essayé sérieusement de le faire. Le cheval de bois avec lequel Hans jouait était un cadeau de Freud. Et Freud transforme cet enfant en exemple d’une névrose infantile. Que penser de la méthode clinique de Freud ?

Ernst Lanzer est l’Homme aux rats. Freud procède à des remarquables transformations entre le Journal d’une analyse, ses notes prises au cours de la cure de Lanzer, et ses Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle (L’homme aux rats). Dans son article, l’analyse semble durer plus longtemps que ce ne fut effectivement le cas, la mère de Lanzer, si présente dans le Journal, disparaît des Remarques et, surtout, celles-ci contiennent la description d’un fantasme de torture, la célèbre torture des rats qui s’enfonceraient dans l’anus, absente non seulement du Journal, mais de la plupart des textes sur les témoignages de tortures. Ce « fantasme » est pourtant présent dans un roman d’Octave Mirbeau, le Jardin des supplices, de 1899. Qui connaissait si bien la littérature française ? Sigmund Freud ou Ernst Lanzer ?

Les exposés de cas de Freud visaient avant toute chose la consolidation d’un groupe de disciples autour de lui, plutôt que d’exposer fidèlement une pratique clinique et réfléchir sérieusement à ses problèmes.

à l’écoute

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ou en téléchargement : Dora (Bauer), Hans (Graf), l’Homme aux rats (Lanzer) et la réalité.

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